skopjote

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

VAMOLA.WORDPRESS.COM

In Uncategorized on October 10, 2009 at 7:39 pm

avant de revenir vers la macedoine, j ecris sur cet autre blog, pour partager mon bateau experience… :)

B

Speed-meeting Rencontre éclair

In Uncategorized on May 17, 2009 at 6:04 pm

Le temps est gris, le vent souffle contre moi quand je rentre vers la maison en vélo, après l’avoir récupéré sur le lieu où nous avons fêté mon anniversaire hier soir.

Je n’aurais pas le temps d’arriver à la maison avant que la tempête ne débute, je vais m’arrêter chez Filip and co qui habitent sur mon chemin, je dois leur rendre une écharpe oubliée hier soir…

A l’arrêt de bus, un jeune homme que je connais. Il est serveur dans un bar ou je sors souvent. Je fais demi-tour pour le saluer. Bonjour, bonjour, ça va bien, oui, tu es d’ici ? (On est pas a Skopje même, juste à coté), oui. Pause. Tu as un chewing-gum, j’ai mangé des oignons, me demande-t-il.

Je le fais répéter, je n’ai pas compris du premier coup (forcément, quelle question !). Non, pas de chewing-gum. OK, alors. Il y a un concert de rock ce soir au bar (où il bosse), viens si tu veux, il poursuit. OK, merci pour l’info, dis-je. La bourrasque me balaie le visage, je sens que la tempête commence : je file, je veux pas trop me mouiller !, A plus !

Fin de la conversation. J’ai remarqué que c’est la moyennes, 1’30 de conversation, quand tu croises quelqu’un par hasard dans la rue ici. Ce qui arrive très souvent, vu la taille du pays, de la ville. Mais tout le monde ne te demande pas un chewing gum car il/elle a mangé de l’oignon.

Le goût, l’odeur, ça ne s’enregistre pas…

In Uncategorized on April 22, 2009 at 6:19 pm

C’est sans doute eux, alors, les meilleurs sens, vu qu’on peut emprisonner l’image pour satisfaire la vue, capter le son pour agrémenter l’oreille…

Mais alors, le goût…une fois mangé c’est oublié. Pour l’odeur, à part les méthodes radicales de Patrick Suskind, il n’y a rien a faire…Le parfum, ok, mais alors une fleur, une vraie fleur ? L’odeur de la pluie ?

Ce qui me fait tourner la tête, à l’heure où j’écris, c’est le Medovnik. J’ai de la visite, Ivo, mon ami de République Tchèque. Il m’a ramené mon gâteau préféré de Prague, Le Medovnik, apparemment, c’est un gâteau arménien, il est fait de miel et de noisettes, et il est frais et léger, et mon cœur balance J

Donc je profite de le déguster, vu que je ne sais pas quand sera la prochaine fois où il sera sous mon nez…

En même temps, pour Pacques, j’ai pu goûter les gâteaux de la maman d’Elena, l’un aux œufs battus en neige, et les autres aux noisettes-chocolats and co…J’avais tellement aimé le premier lorsque je suis passée chez Elena pour Pâcques que j’ai laissé un mot de remerciement à sa maman, pour ce merveilleux gâteau (que je décrivais comme un secret sur la terre). Elle m’en a fait parvenir un autre par Elena, que j’ai pu goûter le lendemain.

Mes papilles sont les plus heureuses, elles saliiiiiivent de tant de délicatesse pâtissière, alors que je ne suis pas fan de crème, ces gâteaux légers m’ont vraiment convaincue…

Au détour d’une mosquée

In Quotidien, Uncategorized on March 17, 2009 at 1:26 am
Ni dans celle ci ! Mais j'irais les voir toutes les deux bientot...

Je suis rentrée à la maison, avec deux foulards autour du cou, un vert venu du Mali, et un rouge venu de Médina, la ville qui sent la rose en Arabie Saoudite.

Un très joli foulard fabrique au Pakistan, avec des petits filets d’or dedans. C’est Maide, la fille de Veli, mon nouveau pote rencontré à la mosquée tout à l’heure, qui me l’a offert. J’ai même ramené un chapelet musulman et un dessin de Suele, la petite fille de Veli, de 6 ans.

Après avoir laissé Julia à la station d’autobus pour qu’elle reparte vers Istanbul, je suis restée dans une ambiance turque. Avant de m’ éloigner de la gare, j’ai rencontré Gauthier, son copain, qui arrive de Prishtina et prenait le même bus vers Istanbul. Je suis allée voir si le derviche Murtezan était là, je ne l’ai pas rencontré, alors que c’est la troisième fois que je passe à la Tekke, leur lieu de prière, pour lui parler. Mais j’ai compris qu’il travaille, et je vais finir par lui téléphoner, cela sera moderne et désagréable, mais plus simple.

Sur le retour, je décide d’aller, enfin visiter cette mosquée si jolie que l’on voit de la grande rue près du grand bazar. Je descend les escaliers, prépare mon foulard et demande à l’homme qui traîne devant la mosquée si je peux entrer. Je me sens bienvenue, donc j’entre, et m’agenouille dans la partie des femmes, vu que la prière va bientôt commencer et que je vais pas leur passer devant lorsqu’ils prient. Je reste là, sans bouger, tranquille à écouter le chant de l’Imam, à sentir le mouvement de la prière. Je suis intimidée par le fait de ne pas bien connaître le rituel, je me sens intruse, pourtant le tout se déroule comme si je n’étais pas là.

Etre a genoux me coupe la circulation, je me concentre, attends la fin de la prière en me relaxant dans un endroit en paix. Une fois tous les hommes ressortis, je sors et remets mes chaussures. Là, les regards me suivent, et l’on commence la discussion : d’où es tu ? Tu parles macédonien ? Hey, tu sais, je parle l’allemand, mais alors un allemand parfait…vraiment parfait. Tu fais quoi ici, tu vis où ?> Tu habites où en France ? Deux hommes causent avec moi, un vieux arrive et me demande si je suis mariée, me conseille de me trouver un bon musulman à épouser histoire d’être protégée et d’aller au ciel. Ils me demandent si je crois à quelque chose, quelle est ma religion. Je leur dis que c’est la vie. Mais tout le monde vit, me répond-on ! Tout le monde est en vie, rien d’extraordinaire. Ce qu’il faut c’est assurer la suite, après la vie…

On regarde vite fait, cette mosquée date du 16e siècle. Il y a un porche derrière, l’école coranique a elle, disparu. Une autre mosquée, de l’autre cote de la rue, a été construite par le frère de celui qui a fait construire celle-ci. Mais en plus grand, parce que ce quartier, ici, la vieille ville, c’est plus petit.

Je repars peu à peu. Veli, un vieux turc qui me faisait la conversation, avec sa bouille sympa et son chapeau blanc, me propose d’aller boire un verre. J’accepte, même si j’ai rendez-vous bientôt avec Elena, ma collègue, et le nouveau stagiaire de l’association. Il me dit que je vais pouvoir rencontrer sa fille, qui peut tout m’expliquer, qui parle anglais. Elle est jeune, n’est pas mariée, mais lit beaucoup. Elle a fini la fac, ce n’est pas faire un nouveau cursus qu’elle veut, mais lire beaucoup. Elle a étudié la littérature turque et l’allemand. En la rencontrant, je me rends compte qu’elle n’enseigne pas les langues qu’elle connaît parce qu’en Macédoine, il est interdit, dans certains établissements, de travailler voilée, au nom de la laïcité. Du coup elle y a renoncé et fait du travail administratif et gère des factures dans une entreprise.

Nous arrivons chez Veli, il me présente sa femme, qui est croate et catholique mais qui ne croit à aucun Dieu, Maide, la jeune femme très instruite dont m’a parlé Veli sur le chemin. A l’entrée, une petite miss pas timide me demande en macédonien, comment je m’appelle, qui je suis ! Elle parle le macédonien, le turc et l’albanais…bon score…

Très peu de temps après avoir commencé à parler, je me fais inviter à manger ! J’ai faim, ça tombe bien, pourtant je suis très surprise de voir qu’en deux minutes on m’invite à manger avec la spontanéité de l’éclair. Les filles, elles vont prier. On passe à la cuisine. Josefina, la femme de Veli, est du Kosovo, mais désormais, elle vit ici, comme ses parents.

Nous avons beaucoup discuté, le temps a passé, mais je n’ai pas voulu couper ces rencontres, cet accueil. Tout ce qu’ils m’ont raconté ! Entre Suele, qui veut apprendre à dessiner de jolis poissons et qui me demande des conseils pour faire le meme que celui que je lui ai dessiné, Maide qui me dit à quel point c’était génial d’aller à la Mecque, avec le voyage de sept jours en bus, aller. Ça m’impressionne ! Ou Josefina qui me raconte le jour où elle rentre du travail et trouve sur la table un mot disant que Veli et sa fille sont partis en bus avec un ami à Istanbul, chez qui ils allaient rester sans doute une semaine, mais où ils sont finalement restés un mois !! J’ai beaucoup rit, ils sont très ouverts, me racontent leurs histoires. Veli, j’ai capté qu’il s’appelait comme ça que quand j’ai dit au revoir. Sa femme commençait toutes ses phrases par Veli, mais j’avais pas compris que c’était le nom de son mari, parce que Veli, en Macédonien, ça veut dire, il/elle dit : du coup je croyais qu’elle racontait une histoire, en disant Il dit, elle répond, etc… !

Il me raconte qu’il a fait beaucoup de vélo, qu’il était cycliste, et qu’il a fait l’équivalent turc du tour de France, du coup on a prévu que je lui montre mon vélo.

Je me sens très à l’aise, à discuter, je dis ce que je pense. Bien sur, je trouve la jeune fille, de 28 ans, vraiment très portée sur la religion, alors que ses deux parents disent que chacun décide pour soi, etc. Elle dit qu’il faut aimer Allah, et qu’à partir de là, on aime tout le monde, quel qu’il ou elle soit. Sa mère renchérit, oui, de toutes façons c’est le même Dieu !

Une jolie famille, hyper accueillante. Quand mes parents viendront me voir, ils sont invités à venir boire un coup à la maison. Veli ramène toujours du monde, apparemment. Je peux passer quand je veux ! Car, moi je sors, me balader, dit Veli, tout souriant, mais Josefina, elle est toujours toujours là, à regarder la télé, ou à faire le petit déjeuner, ou le déjeuner, ou le repas du soir. « Oui, c’est les Balkans, quoi, les hommes dehors, les femmes à la maison…», dit Josefina, super naturelle. Au moins les choses sont dites…

A propos de lune

In Uncategorized on October 15, 2008 at 7:46 am

Ce même soir en sortant de chez moi, et en allant vers le cinéma, je remarque la croix qui surplombe le Vodno. Elle était toute allumée, puis soudainement une partie de la croix s’éteint pour former un T. Ici, la pub est présente partout, c’est assez effarant. Parmi elles T-Mobile, en rose, qui a les plus grosses pubs de la place principale de Skopje.

En voyant la croix en forme de T, je me dis que les publicistes de cette compagnie de téléphone ont déjà du y penser. La pleine lune approche, elle est belle.

Un peu plus tard, en sortant du cinéma, elle a un peu changé de couleur. L’un d’entre nous (le mec rencontré devant le cinéma la semaine dernière.) s’émerveille de voir la lune rose. Il me semble un peu daltonien, elle est à mes yeux, plus orange que rose… Reste à changer la couleur de l’illumination de la croix, et T-Mobile (dont le logo est rose bonbon) et la lune se met à les soutenir dans leur campagne de pub planétaire. Ça va pas, non ?

Rencontre fortuite

In Uncategorized on October 15, 2008 at 7:29 am

J’ai retrouvé jeudi soir un copaingue au cinéma (encore du cinéma ? Décidément c’est souvent que j’y traîne ces temps-ci…)

Bref, je le retrouve avec une amie à lui, une miss qui parle un français incroyable, que j’avais déjà croisée avec des volontaires. On regarde le film, qui parle d’un mec qui se fait suivre, un film un peu lent mais tout de même pas trop mal. A la fin de la séance je vais faire pipi. Jusqu’ici tout va bien. Il y a une fille qui se lave les mains.

Elle me dit : Zdravo (bonjour)

Moi : Zdravo.

Elle : (en anglais) Je te connais. Tu t’appelles Béatrice.

Moi : …

Elle : Tu es française et tu es journaliste.

Moi : …(là je suis vraiment sur le cul.) Mais c’est une ville qui, même s’il y a 700 000 habitants, a des points communs avec Grenoble, des cercles de gens que tu recroises assez vite, mais elle je ne m’en souvenais pas du tout.

Elle : On s’est parlé au festival des frères Manaki.

Moi : (merde !merde!) Ah…désolée je ne me souviens pas…

Elle : Si, juste avant d’aller voir un film

Je lutte, je me dit que ma mémoire flanche. Je lui demande quel film (avant de m’excuser, de me ruer dans les toilettes, car c’est pour cela que je suis là à la base.)

Elle a le temps de me dire le titre d’un film. Dans les toilettes, je rumine. Meeeerde, je me souviens pas du tout d’elle. Et le film dont elle me parle, je l’ai pas vu. Par contre, celui qu’on vient de voir parle de gens qui sont suivis, je suis bien intriguée.

En sortant des toilettes, je lui dis que je n’étais pas à ce film (je t’ai eue, l à hein!).

Elle me répond : mais c’est normal que tu ne me reconnaisse pas, je portais une casquette.

Moi : Ah, oui, bien sur. Mais je n’ai pas vu ce film.

Elle : Tu vas voir, j’étais avec mon pote, lui tu le reconnaîtras.

On sort du cinéma. Quatre personnes sont là. Ouiiiii ! Je reconnais l’un d’entre eux, je lui ai parlé devant le cinéma, l’autre jour, il connaît la présidente de l’association où je bosse car il est dans la même radio associative qu’elle. Encore un hasard. Sauf que moi je quittais le cinéma, je ne savais pas quel film ils étaient allés voir… C’est une des nombreuses histoires de la collection « Le monde est petit », mais elle m’a bien surprise sur le coup…

On a poursuivi la soirée tous ensemble avec nos vélos pourris, posés dans un parc autour d’une bière (pour info, il est interdit de vendre de l’alcool après 19 heures en Macédoine – c’est la mode en Angleterre, pourquoi pas en MK ? – mais 10 minutes après s’être s’est évaporé, mon pote est revenu avec une solution). Un peu fraîche, la température, mais c’était une très chouette soirée avec des gens simples, on a parlé de mille choses, même fait des projets. J’avais des papa-mamans autour de moi qui me disaient de ne pas prendre froid avec mon pantalon d’été trop court. Du coup je leur ai raconté l’histoire des fringues…ils ont bien rigolé, et moi encore plus quand la fille à la casquette gavroche (c’est vrai que bien enfoncée sur sa tête, c’était difficile de la reconnaître) m’a proposé ses pantalons !!

Croixsant de lune

In Uncategorized on October 9, 2008 at 7:24 pm

La première chose que j’ai vu à Skopje, c’est sa croix. Nous sommes arrivées dans la nuit et avant de réellement entrer dans Skopje, on voyait cette croix qui domine la ville, installée à 1000 mètres d’altitude, sur le Vodno. Illuminée. Des fois les lumières ont un blème, on voit un T à la place d’une croix, ou alors un bout seulement.

Elle permet de se repérer dans la ville. Je suis montée la voir lors de mon troisième jour à Skopje. C’est encooooore une autre histoire à raconter, mais je n’ai pas eu le temps de le faire. Ça viendra.

Toujours est-il que je la vois de la salle de cours. Et l’autre jour, qui l’accompagnait ??

La LUNE ! J’ai tout de suite dégainé mon appareil photo (c’était pendant la pause). Il m’en faut pas beaucoup…Une croix suspendue à je-ne-sais-quoi et la lune qui s’en approche, c’est vraiment chouette. Deux symboles bien forts. Les cathos et les musulmans, qui n’ont pas (encore) leur croissant de lune au-dessus de Skopje…qui sait, ça viendra peut-être ?

En tous cas, j’ai trouvé qu’elle avait la classe, la lune, de se pointer là où il fallait.

Merci à toi, lune. Et ne m’en veut pas si la photo est pourrie. Autant ça m’a beaucoup plu sur le moment, la photo ne rend pas la magie du truc. [D’après Thomas (mon colegos – il reviendra sans doute dans mes racontages), c’est assez rare. Il a la même photo pourrie. Bon pas aussi pourrie, en fait. ]

Michèle Pfeiffer ou Michel Platini ?

In Uncategorized on October 6, 2008 at 9:59 pm

J’ai fait ma lessive hier (samedi). Étendu mon linge, rangé par ci par là. Mais surtout, j’ai rencontré mes voisins ! Il y a eu une panne de courant, dans tout l’immeuble, donc dans les escaliers (dans l’obscurité,) tu es obligé de parler pour ne pas percuter ton voisin…je descendais pour réparer mon vélo, la deuxième crevaison en trois jours. Je me suis installée sur le palier de l’immeuble et plusieurs voisins se sont mis à me parler.

Il y a deux options : ceux qui me disent « гнгрт пнди оси оилоцубад? » Quand je leur dis que je ne comprends pas, ils me disent, « Ah, tu ne comprends pas ! » et se barrent. Les autres, à ce moment là s’intéressent un peu à mon cas et me posent des questions un peu plus accessibles du style comment je m’appelle, d’où je viens, combien de temps je reste. Et là, je parviens à communiquer un minimum.

L’un de mes voisins, un vieux septagénaire se présente, Bojan. Il est très intéressé par mes bricolages et me regarde faire jusqu’à ce que je termine. Il me parle très vite en crachant. La seule chose que je comprends : Michèle Pfeiffer et Michel Platini. Alors je ne sais pas vraiment pourquoi il me parle d’eux. Ça le fiat bien rire (et bien cracher aussi), du ocup je me mets aussi à me marrer, le contact est fait. Bientôt on deviendra meilleurs potes. Ça a presque été instantané, en fait…du coup, il m’aide à centrer ma roue avec un enfant de l’immeuble. Les voisins défilent aujourd’hui, avec des canapés, des sacs poubelles, ils me regardent, je crois qu’ils sont étonnés de me voir bricoler (surtout que je découpe des vieux bouts de pneus, pour consolider ma roue ça fait un peu pouilleux tout de même.) Une fois mon vélo réparé, je vais jeter des bouts de pneus à la poubelle, et Bojan a déjà disparu. Mais je suis bien contente, j’ai pu me sociabiliser un peu là où j’habite.

La descendante de Blanche-Neige

In Uncategorized on September 25, 2008 at 11:45 pm

Ce soir je suis sortie de ma hutte. C’est exceptionnel ces jours-ci, à cause du gris et de la pluie battante, nous travaillons avec de gros pulls à la maison-bureau (oui, oui, je passe beaucoup de temps au même endroit ces jours-ci)…donc pas envie systématique d’aller faire des ballades qui ne seront pas bucoliques, c’est écrit d’avance, avant même de mettre mon nez dehors…

Ce soir j’ai dit « Ok, je veux bien que tu passes me chercher en voiture » à Ana, une traductrice de l’association (c’est aussi elle la présidente, elle a donc signé le papier qui m’a permis de venir ici :) ). Nous sommes allées avec un pote à elle dans un bar au-dessus duquel il y a une salle d’exposition.Il y avait l’ouverture d’une exposition de photos.

J’ai rencontré d’autres volontaires dans le bar, par hasard. Je les avais déjà vu le premier soir, le jour où Thomas m’avait un peu sortie pour rencontrer deux trois personnes…

Bref, au bout d’une bière, Danko et Ana sont partis, et on a prévu (c’était entre blague et sérieux, donc je ne sais pas du tout si ça tient) que dans une semaine j’aille dans sa ville, Prilep, dont il est si fier. Il y aurait une commémoration et reconstitution de trucs qui se sont passés pendant la seconde guerre mondiale (je n’en sais pas plus, je me renseignerai). Bref, je m’invitais et lui demandais de m’envoyer une invitation un peu plus officielle, vu qu’il connaît mon adresse. C’est vrai quoi, on ne fait pas la pub de sa ville, comme ça, sans inviter les gens !

Juste à ce moment, ils partent et quelqu’un arrive vers moi pour me saluer (depuis quand je connais des gens ici… ???) Je suis un peu surprise ; c’est le jeune homme du magasin de téléphone qui m’a reconnue, et qui vient me demander si tout fonctionne bien. Je lui dit que oui, tout va bien. On commence à « faire la causette », comme dirait ma maman (décidément, je ne vous oublie pas !). Dans deux semaines, il part en vélo vers Veles, une ville au Sud de Skopje (il venait de m’expliquer qu’il ne roule qu’en vélo et qu’il va faire ce projet.) Honnêtement, je ne sais pas si je suis capable de le suivre (il y a des montagnes), mais si ça se trouve ce n’est pas complètement impossible. Par contre il y a un lieu touristique pas loin de Skopje, des gorges assez jolies apparemment. L’idée est d’y aller.

C’est hyper drôle parce que je pense que ce genre de situation en France ne se passerait pas comme ça, on ne croirait pas aussi vite à une bienveillance de la part des gens. Mais ici, ils sont ultras-gentils à un point qu’il semblerait déplacé de se méfier d’eux. Voilà, j’ai déjà un hypothétique programme pour les prochaines  semaines… Après cette courte causerie (et déjà des projets !), je retourne discuter avec les volontaires retrouvés par hasard.

Il est l’heure de rentrer, nous sommes nous dit à un moment donné. En sortant du bar, le même vendeur de téléphone est en train de partir avec ses potes. Il a une allure de lutin, un peu. Je le salue de la main, il me répond. Puis il s’approche de moi, et subrepticement, il me présente une pomme sortie d’on ne sait où. Une pomme verte et brillante. Je la prends et le remercie, puis j’ai un flash :

Et si elle est empoisonnée ? J’étais vraiment en train de regarder la pomme et le lutin qui s’éloignait, et je me sentais comme la descendante de Blanche neige (dans un cadre absolument différent…) Elle l’a mangé la pomme, nan ? J’ai fait de même. Si je meurs demain, vous saurez pourquoi.

Téléphone

In Uncategorized on September 25, 2008 at 11:32 pm

Je me suis dite avant d’arriver : plus de téléphone ne me ferait pas de mal. Tout comme ma mère, je pense cependant être un être de communication. Je n’avais rien décidé, mais c’est lors de mon premier jour ici que Thomas, mon prévenant collègue, m’a emmené direct dans un grand centre commercial en me disant : on va te prendre un téléphone, ici, c’est un peu indispensable pour te socialiser.

Et j’avais déjà enterré ma réflexion initiale sur mon souhait d’avoir un téléphone, ou pas. Ok. On a plus ou moins prospecté vite fait et on a pris une carte de téléphone, un truc payé en avance, uniquement pour envoyer des messages textes. Le jeune homme m’a dit : c’est le même prix pour les messages vers la Macédoine ou les autres pays. Yipie ! Comme ça je vais pouvoir écrire à mon papa, qui me répondra expressément et de manière toujours éloquente… (Ca va ? / Appelle/ ou es tu ?)

Bref, c’est parti pour ce plan. J’y suis retournée pour changer le nom de l’abonnement au lieu de celui de Thomas. Bref, ces détails on s’en fout, mais en retournant, j’ai redemandé si c’était le même prix. En fait pas du tout (j’aurais du m’en douter, et ça n’atteindra jamais le niveau d’arnaque de la France). Le même jeune homme était là, il s’en est rendu compte en même temps que moi. Il était tout confus de m’avoir raconté des conneries. Il savait pas trop comment s’excuser. Pour compenser cette dramatique situation, il a dit : Vous avez envoyé beaucoup de messages vers la France ? Vraiment, je ne sais pas comment rattraper cela… Sa suggestion : je peux vous offrir une bière peut-être ?

J’ai éclaté de rire.

Babiller le B-A-BA

In Uncategorized on September 24, 2008 at 8:56 pm

Dobrýýýý den !

Ca vous dit quelque chose ?

Ben ici, c’est plus du tout dobrý den. C’est DOBAR DEN (Prenez dobEr mAn et Inversez le E et le A). Mais ce n’est pas encore tout a fait ça…c’est ДОБАР ДЕН !

Je reviens de mon TOUT PREMIER COURS de macédonien…

Je commençais à m’impatienter, ça fait déjà SEPT jours que je suis ici, et je ne sais babiller que trois mots…

Cet après-m en allant prospecter, me suis arrêtée dans l’école de langue juste a cote de chez moi (150 mètres). M’ont proposé de faire un cours d’essai deux heures après. Ben « c’est parti », me suis-je dite, toute enjouée.

Je n’ai pas été déçue. Il y avait la prof, Gordana* (Gorda, en portugais veut dire gros, donc je le retiendrai : son prénom lui va bien). Elle a une voix graaaave (En général, on a l’impression ici que les gens parlent avec une voix bien plus profonde que nous). Les élèves, c’était Marc et Sophie, comme les cartes de jeux des sept famille. En cyrillique, ça donne МАРК et СОФИ ! Je trouve ça trop drôle. Mais ça l’est moins quand il s’agit de lire tout un journal comme ça…

Il y avait Fanny aussi (ФАНИ ).

Avec elle, on a eu une super conversation.

БЕАТРИС -Bonjour.

ФАНИ  -Bonjour.

БЕАТРИС -Tu viens d’où ?

ФАНИ  -De Budimpesta (Budapest, allez savoir pourquoi ça se dit comme ça. Bouddah + Pudding ?) Et toi ?

БЕАТРИС -De France. Tu sais où j’habite ?

ФАНИ -Oui, pas loin d’ici.

БЕАТРИС -Tu petit-déjeunes quand ?

ФАНИ -Le matin.

Si je sors ce soir, je vais faire un tas de rencontres, alors… !

La soupe du sixième jour

In Uncategorized on September 23, 2008 at 10:43 pm

C’est dans un calme quartier de Skopje, pendant que ma soupe est en train de cramer, que je me dis : si, si, ça va me faire marrer d’écrire à propos de mon temps passé ici.

Pas uniquement du tourisme, du style, je suis allée à Bitola, c’est trop beau, y’a des cailloux bleus ou des églises boursoufflées. Non, juste annoter les détails du quotidien. Des infos, mais des trucs qui servent à rien, des trucs qu’on lit, et on sait pas quel est leur intérêt.

La soupe fait proulourprouloute dans la casserole. Faites de la soupe avec la mauvaise casserole, elle sera évaporée dans quelques minutes…avec le couvert, ça en fout partout, le couvercle tombe…il faut faire avec ce qu’on a. La mauvaise décision, c’était de décider de faire de la soupe…

Je me fous de moi toute seule, ça vaut le coup.

Il y a deux heures, une voiture en détruisait une autre juste en bas de chez moi. Les gens sont toujours en bas en train de faire des commentaires.

« Et bhé, qu’est-ce t’as fait de ma belle BM ?»

Les pneus ont crissé sur le sol, et badaboume. Mais rien de grave, un arbre égratigné, une bagnole un peu niquée. Alors, quoi ?

Je croyais que ça faisait exactement sept jours que j’étais arrivée, d’où la volonté de marquer le coup avec une soupe…je viens de réaliser que ça n’en fait que six…la commémoration c’est pour demain.

La soupe du sixième jour...qui était bien le 7ème en fait...

La soupe du sixième jour…qui était bien le 7ème en fait…

Skopjote

In Uncategorized on September 23, 2008 at 9:27 pm

Exact. C’est le terme que je cherchais.

Ça ressemble à loupiotte, mais aussi à idiote…

Tout en aillant une ressemblance évidente avec Co-pilote. Non ?

Ça ressemble aussi à un nom de champignon, mais j’en ai oublie le nom.

Bon. Alors c’est surtout le mot qui décrit les gens qui habitent ici. Et j’en fais partie.

Je suis une skopjote…rien que d’en prendre conscience, ça me fait tout drôle.